03 décembre 2007
Trois jours dans les wadis d'Oman
Profitant de quelques jours de congé en raison de la fête nationale aux Emirats Arabes Unis, nous partons avec Camille et Sébastien sur les pistes du Sultanat d'Oman, impatients de découvrir des nouveaux wadis.
30/11/07
9h15, nous sommes tous les quatre dans le 4x4 loué pour l'occasion et nous prenons la direction du poste frontière situé à Al Ain, à 150 kilomètres d'Abu Dhabi.
Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette riche idée, nous patientons quarante minutes pour obtenir le tampon de sortie des Emirats Arabes Unis.
Nous passons la frontière et de suite, les montagnes se dessinent à l'horizon. Passage de la frontière omanaise quelques 30 kilomètres plus loin.
Les longues routes rectilignes nous incitent à accélérer l'allure, nous arrivons en vue de notre premier objectif, le wadi situé au pied du Djabal Shams, point culminant du Sultanat (3000 m).
La piste serpente et gagne en altitude.
Nous croisons un pick-up sur le toit. Visiblement pas de blessés mais le véhicule est très endommagé. Nous nous arrêtons pour prendre des nouvelles puis nous poursuivons notre route, agrémentée par le passage des chèvre et des bergers.
Vue panoramique et vertigineuse sur le Wadi Nakhar, le "Grand Canyon" d'Oman.
Nous montons la tente sur un petit plateau, en bordure de falaise. Nous sommes seuls, pas de vent, pas un bruit...
Grand feu et grillades pour nous aider à supporter la baisse de température à 1900 m d'altitude.
01/12/07
7°c, nous avons perdu l'habitude de ces températures "polaires"... Les braises du feu allumé la veille sont encore chaudes, nous prenons le petit déjeuner autour du feu.
Démontage du camp et nous reprenons la route.
Petit crochet par le Wadi Guhl.
Nous passons un village coupé du monde et entamons une descente assez raide. Au pied un pick-up et deux hommes nous font des grands signes. Ils ne sont pas parvenus à remonter cette pente. Ils sortent une corde, bricolent un crochet et nous les tractons tant bien que mal, suivis par une dizaine de gamins.
Nous continuons à rouler, nous engoufrant dans ces gorges, traversant des ruisseaux. Nous stoppons, il y a de plus en plus d'eau.
Demi-tour, direction le Wadi Bani Awf que nous avions déjà emprunté avec mes parents au printemps dernier. L'objectif est de passer par ce wadi pour accéder au Wadi al Sathan.
Nous redécouvrons (dans l'autre sens), les paysages spectaculaires qu'offre cette piste.
Petit détour, à pied cette fois ci , par Balad Sayt. Nous nous engageons à pied dans une gorge étroite puis parvenons dans le village par ses ruelles escarpées.
Sortie des écoles, les 4x4 de ramassage scolaire attendent patiemment la sonnerie...
Nous redescendons jusqu'au 4x4, petit pique-nique improvisé et nous repartons.
Bifurcation, nous prenons à gauche et quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous nous engageons sur la piste qui mène à Yasab, au coeur du Wadi Al Sathan.
La piste est tracée dans une large cuvette évasée puis grimpe peu à peu sur ses flancs. La pente se raidit, les virages sont de plus en plus prononcés. La falaise, le vide et la piste au milieu. Des vues infinies, le sentiment d'être une fourmi, une puce, rien finalement...
Les vues sont exceptionnelles, l'ambiance également. La conduite est délicate, la moindre erreur pourrait nous envoyer en fond de vallée...
Nous espérons pouvoir dormir à Yasab, village au bout de la piste, village du bout du monde... La piste que nous empruntons est impossible à parcourir de nuit, il est déjà 16h00, il nous reste 1h30 de jour.
10 kilomètres passent et nous arrivons à Yasab. Une petite terrasse surplombant le wadi, nous plantons les tentes.
Un feu, des grillades et l'écho qui nous répond...
02/12/07
Départ matinal.
Nous reprenons cette piste vertigineuse. Autre moment, autre ambiance mais nous sommes toujours aussi impressionnés.
Nous regagnons la vallée, avec l'impression de revenir du ciel puis prenons la piste pour Wijmah.
La piste grimpe sur les crêtes et après quelques kilomètres, Wijmah, village suspendu à la falaise, nous ouvre ses portes. Nous nous garons, Omar, un jeune du village nous fait la visite.
Nous arpentons ses petites ruelles à flanc de montagne. Il nous emmène jusqu'à la source, qui permet gràce au système des falajs, d'irriguer les cultures en terrasse.
L'ambiance est encore une fois extraordinaire, d'autant plus qu'elle nous est exclusivement réservée. Depuis 24 heures, nous n'avons pas vu l'ombre d'un 4x4, pas l'ombre d'un occidental... Seuls les camions qui viennent livrer l'eau potable ont croisé notre piste.
Chemin du retour, puis retour sur le bitume...
Nous retrouvons les ronds-points, les panneaux de signalisation et les radars automatiques...
Passage éclair aux postes frontières et déjà les premiers buildings d'Abu Dhabi...
Le récit de Camille et Sébastien ICI
25 novembre 2007
Wadi Ray et Hatta Pools
A 2 heures de route d'Abu Dhabi, les premières montagnes, Oman et ses wadis.
Nous passons au pied de la montagne gravie la veille, cette fois ci au volant d'un 4x4 loué le matin même, pour découvrir les pistes et les villages qui mènent à Hatta, ville située aux Emirats Arabes Unis.
Récit en images d'une journée bien remplie...
23 novembre 2007
Petite ascension du Jebel Rawdah (692 m)
Gatien nous a rejoins pour quelques jours, l'occasion d'effectuer une randonnée en montagne. Notre choix s'était porté sur un wadi en Oman.
Situé à quelques kilomètres de la frontière, nous demandons aux douaniers s'il est possible de passer la frontière sans visa ( ce qui était possible l'année passée ). Refus, plan B.
Le plan B est l'ascension du Jebel Rawdah (692 m), situé en Oman également, sur la route d'Hatta. Pas de poste frontière, quelques dizaines de kilomètres plus tard, nous garons la voiture au pied de la montagne.
Pas de chemin, des cailloux, des rochers, un itinéraire aventureux...
1h45 de marche, nous sommes au sommet avec l'immensité comme perspective...
02 mars 2007
Sultanat d'Oman, sur la piste des Wadis...
Wadi: En arabe, cours d'eau temporaire, le plus souvent à sec, mais qui peut soudainement charrier de grandes quantités d'eau lors de pluies violentes.
Profitant des vacances de février, nous partons 5 jours en 4x4 à la découverte des mers et des montagnes omanaises.
25/02/07
Départ matinal direction Mascate, capitale du Sultanat d'Oman. Une bonne heure d'attente à la frontière puis nous gagnons la côte et ses villages.
La route entre Sohar et Mascate est peu interessante, mais il suffit de s'en échapper pour découvrir quelques merveilles.
Nous arrivons vers 12H00 à Mascate, petite ville enclavée. Bizarrement, personne dans les rues, pas un commerce ni un restaurant. Mascate est une capitale politique mais la vie y semble exclusivement professionnelle.
Nous lui préférons Muttrah et sa longue corniche, ses souks et son ambiance de station balnéaire. Des boutres y sont ancrées paisiblement au coté de navires militaires.
Vers 16h00, nous prenons la route pour Yiti, plage sauvage au pied des montagnes.
C'est l'endroit que nous avons choisi pour monter notre camp, Camille et Sébastien nous y rejoignent.
26/02/07
Nous prenons de bon matin la piste qui doit nous mener à Dibbab puis au Wadi Tiwi.
Petite pause au fort de Qurayyat, l'occasion de marcher au frais, la température à l'extérieure est très élevée.
La piste serpente entre des collines arides.
Nous arrivons à Dibbab puis Fins. Nous longeons une mer limpide, turquoise, traversons des villages qui ne semblent pas avoir changé depuis le Moyen-âge.
Le Wadi Tiwi serpente entre palmiers et cours d'eau, il nous permet de prendre un pique-nique bien mérité, à l'ombre et au frais.
Retour vers le nord pour passer la nuit dans le Wadi As Suwayh, après avoir pris un bain dans ces piscines naturelle à l'eau étonnament douce.
Le vent malmène notre tente, au petit matin, la photo s'impose...
27/02/07
Retour par la piste à Muttrah pour profiter de ses souks.
Ses artères "labyrinthiques " et multicolores où tout se vend, s'échange et se négocie.
Nous remontons vers le nord, visitons le splendide fort de Nakhal, puis nous nous engageons dans le Wadi Bani Awf qui doit nous permettre quelques 60 kilomètres plus tard, de rallier Nizwa.
La piste serpente, s'élève... Nous marchons dans le "snake Canyon".
La piste continue à s'élever, elle est raide, très raide, le ravin se rapproche, le vide est présent, omniprésent, les vues sont aussi plongeantes qu'infinies.
Nous faisons un petit crochet pour découvrir Balad Sayt, l'un des plus beaux villages du Sultanat d'Oman. Nous le découvrons, baigné par la lumière du soleil couchant. Balad Sayt est coupé du monde et semble frappé par l'oubli.
Nous plantons la tente à proximité du terrain de football local.
28/02/07
Réveil matinal, puis nous continons cette piste magnifique à l'ambiance vertigineuse.
Nous plongeons sur la vallée, retrouvons le bitume et gagnons Nizwa, cité fortifiée célèbre pour ses souks et sa tour dominant la vallée.
Nous y flanons, déjeunons au restaurant, visitons le fort. Nizwa est une ville reposante et agréable.
Nous reprenons le 4x4, faisons une sièste salvatrice, au pied d'un arbre puis entamons la piste raide et poussiereuse qui nous permet d'accéder au Wadi Qyiut.
La piste zizague et nous offre des vues époustouflantes sur la vallée. Au sommet de la piste, vers 2400 mètres d'altitude, nous laissons le 4x4 et nous nous offrons une randonnée qui nous donne accès à la montagne dominant les autres. Les vues sont infinies.
Nous redescendons pour ne pas nous faire rattraper par la nuit, trouvons un endroit pour bivouaquer. Nous ne sommes pas seuls, les gamins du village voisin, rentrent du football.
01/03/07
Les gamins ont décidé de venir nous réveiller à 7h00 du matin !
Nous reprenons la piste, retouvons la route puis prenons la direction des Emirats, les images plein la tête et impatients de prendre une douche après 1830 kilomètres en 4x4...
08 novembre 2006
Photos sous-marines - Oman 23/10
Voici les photos sous-marines prises fin octobre dans la péninsule du Musandam.
La qualité des photos est médiocre, j'ai fait avec les moyens du bord ( appareil photo jetable et scanner ).
On y distingue cependant coraux, oursins et poissons ici ou là.
25 octobre 2006
Sultanat d'Oman et péninsule du Munsandam
Du 22/10 au 24/10
Départ le 22 octobre à l'aube pour trois jours de d'escapade dans la péninsule du Munsandam. Ptit Chat ( Christophe ) nous a rejoint pour une semaine et Camille et Sébastien se sont associés à cette aventure...
Notre objectif est de faire, en 4x4, une traversée nord-ouest sud-est de la péninsule du Musandan, petite enclave Omanaise perdue au nord des Emirats Arabes Unis. Cette traversée doit nous mener du Golfe Persique à l'Océan Indien.
Nous partons à 6h00 du matin, puis après une bonne une bonne demi-heure de formalités administratives à la frontière, nous passons en Oman.
Sitôt la frontière passée, le paysage naturel et urbain change radicalement. Les montagnes plongent dans la mer, les fjords s'infiltrent dans les terres, les petites maisons en terre semblent écrasées par les reliefs, et les plages s'étirent, l'eau turquoise nous nargue...
La luminosité est telle que les couleurs sont pastelles.
Nous traversons de petits vilages de pêcheurs, montons au fort de Tibat, notre périple agrémenté par des haltes salvatrices sur les nombreuses étendues de sable blanc. Nous nous isolons pour nous déshaltérer, le ramadan n'est pas terminé...
Nous arrivons à Khasab, petit bourg du bout du monde, la route bitumée s'y arrête, les montagnes empêchent de poursuivre.
Quelques courses pour le diner, puis nous entamons la piste qui s'enfuit dans les montagnes arides. Nous projetons de camper sur une plage sauvage, accessible uniquement en 4x4.
Après une halte dans une forêt d'acacias, petite halte verte au milieu d'une sécheresse hostile, nous prenons la piste raide qui nous mène au belvédère surplombant cette fameuse plage. La vue est plongeante.
La plage ne nous convient pas, nous retournerons à Khasab pour dormir sur une plage que nous avions vu quelques kilomètres avant le bourg.
Nous faisons une halte au port pour négocier avec un pêcheur qu'il nous emmène observer les dauphins et peut-être nager avec eux.
Le rendez-vous est pris, nous embarquerons le lendemain à 12H00.
Nous montons le camp sur une plage nichée au milieu des reliefs.
Baignades, feu de bois et, après quelques heures d'attente ( ramadan oblige ), nous pouvons enfin faire cuire nos grillades.
Réveil matinal, et en guise de toilette, une baignade dans une eau dépassant allègrement les 27 degrés...
Ballades dans Khasab entre fort, palmiers, rues poussiereuses et montagnes, puis nous nous rendons au port.
Nous retrouvons notre pêcheur, embarquons les palmes, les masques, les tubas et maillots et partons à grande vitesse le long de cette côte déchiquetée, située à quelques 50 kilomètres des côtes Iraniennes. 2h30 de navigation dans ces fjords coupés du monde, des villages isolés, des plongées aux milieu des coraux, des oursins et des poissons multicolores - un monde sous le monde-, mais point de nage avec les dauphins. Nous en avons vu un, furtivement...
Retour à terre puis direction la forêt d'acacias où nous étions la veille pour déjeuner paisiblement et ramasser du bois pour le feu de camp, à l'abris des regards, à l'ombre d'un arbre et en compagnie des chèvres.
Nous reprenons la piste qui s'élèves dans les montagnes. La piste est raide, très raide même, les vues sont plongeantes, les ravins, impressionnants mais l'altitude rend la température plus supportable.
Nous profitons d'une vue panoramique non loin d'une base militaire, on nous apprend que nous ne pourrons pas poursuivre la piste, il faut repasser la frontière à l'endroit où nous sommes rentrés en Oman...
Nous faisons une petite marche d'une heure et demie, qui nous mène à un belvédère naturel, dominant l'ensemble de la côte ouest de la péninsule.
Nous trouvons une vaste étendue plane vers 1800 mètres d'altitude, agrémentée de quelques arbustes, pour y monter le camp. Pommes de terre cuites à la braise, feu de camp et visite des ânes ont composé le programme de cette soirée.
Le lendemain, réveil matinal, nous sommes donc dans l'obligation de rebrousser chemin.
Nous redescendons à Khashab
Plutôt que de réaliser la traversée prévue, nous repasserons le poste de frontière et nous voulons réaliser une traversée est-ouest qui ne devrait pas poser de problèmes au regard des formalités douanières.
Nous repassons aux Emirats Arabes Unis, et prenons la piste qui nous emmènera du Golfe Persique à l'Océan Indien.
3 heures de piste à gravir montagnes et crêtes rocheuses, avec des vues spectaculaires sur des abîmes sans fin. Les montagnes sont parées de strates régulières, le lieu ne semble pas avoir changé depuis des milliers d'années...
Nous passons dans des gorges tortueuses et étroites, les couleurs sont chaudes, la végétation réapparait timidement, nous approchons de l'Océan Indien...
Nous arrivons à Dibba qui signifie la fin de notre périple qui s'est déroulé sans encombre... jusqu'à ce que je veuille aller jusqu'à l'océan en 4x4... Ensablement, si bien que le niveau du sable était au niveau des portières...
A peine le temps de réagir, un 4x4 arrive, deux émiriens en sortent, l'un deux prend le volant, l'autre dégonfle les pneus, et en 5 minutes, ils nous sortent de ce bourbier...
Baignades dans une eau à 30 degrés, une belle façon de clore cette aventure...
3 h 30 de route, nous arrivons fatigués à Abu Dhabi. Nous allons rendre le 4x4, et rentrons à l'appartement, non sans avoir fait un détour au Marrakech restaurant, pour y déguster un buffet à volonté, de spécialités marocaines...








































































































































































































































































































